Il y a quelques semaines, j'ai publié un article sur Bevel. Je l'avais descendu en flèche. Modèle économique douteux, IA gadget, "je ne paierai pas pour que quelqu'un lise à voix haute ce qu'Apple note déjà en silence."

J'avais tort. Et je vais vous expliquer exactement pourquoi.

Le déclencheur : "j'ai loupé un truc ?"

Tout a commencé par une question que je me suis posée il y a une semaine environ, en lisant Nicolas Le Louche sur Numerama. Nicolas n'est pas du genre à s'emballer pour n'importe quoi. Il est précis, exigeant, et quand il dit qu'une app le rend "fou", c'est qu'il y a une raison. J'avais découvert son article sur Bevel fin mars, je l'avais lu, j'avais haussé les épaules "encore un dashboard santé premium."

Mais en le relisant la semaine dernière, une question s'est imposée : mais comment il peut aimer autant ? Genre, j'ai vraiment loupé un truc ?

Puis Lokan Sardari a publié sa vidéo sur Bevel 3.0. Lokan parle de Bevel, anciennement SuperSet, depuis longtemps, il y revient encore et encore, et dans cette vidéo il montre concrètement ce qu'il fait avec l'app au quotidien, pas les features en liste, mais l'usage réel. J'ai regardé ça, et j'ai eu cette sensation légèrement inconfortable de réaliser qu'ils avaient raison et que j'avais jugé trop vite, trop fort, sur trop peu.

J'ai re télécharger Bevel. J'ai utilisé la version gratuite sérieusement pendant 4-5 jours. Et lundi, j'ai acheté Bevel Pro sur un coup de tête, 99€ à l'année. Ce qui suit, c'est pourquoi je ne regrette pas une seconde.

Ce que j'avais testé la première fois (et pourquoi c'était insuffisant)

Mon erreur initiale était méthodologique. J'avais eu un mois gratuit en avril, j'avais ouvert le chatbot, ajouté deux ou trois plats rapidement, regardé les scores de loin, et conclu. C'est comme tester Final Cut Pro en cliquant sur "Nouveau projet" et en important un fichier sans rien faire d'autre.

Bevel n'est pas une app qu'on évalue en quinze minutes. C'est une app qui devient utile quand vous lui donnez du contexte, votre situation, vos objectifs, vos habitudes, votre corps. Et ce contexte, ça prend du temps à construire. Je ne lui avais pas laissé ce temps.

La deuxième fois, j'ai fait les choses différemment.

La séance de gym qui a tout changé

Avant Bevel, ma relation avec la salle de sport était simple : j'y allais, je regardais ce qui était libre, et je faisais ça. Si la zone muscu était bondée, je faisais du cardio, tapis ou vélo. Si les tapis étaient pris, je faisais de la muscu. Mes séances bras, biceps/triceps étaient surreprésentées parce que c'est souvent la zone la moins encombrée. Les jambes ? Je les faisais parce que les appareils étaient vides, pas parce que j'avais un plan.

Résultat : des séances à environ 300 calories en une heure, sans progression réelle, sans direction.

Quand j'ai vraiment pris le temps d'utiliser Bevel, j'ai rempli ma situation, mes objectifs, mon niveau. Bevel Intelligence m'a créé trois programmes distincts, répartis en alternance sur la semaine :

  • Bras & pec — hypertrophie

  • Haut du corps — brûle-graisse en superset

  • Bas du corps — tonification + cardio

Avant-hier, j'avais une séance "haut du corps superset". Je savais exactement quoi faire avant même d'arriver. Et surtout, j'avais le programme directement sur mon Apple Watch.

C'est là que le truc devient vraiment bon : pendant la séance, la Watch affiche l'exercice en cours, les séries (1, 2, 3), le poids cible, les répétitions. Je démarre la série 1. Je fais mes reps. Je tape "terminé". J'entre le poids que j'ai utilisé et les répétitions réelles. Je suis en pause, et l'Apple Watch vibre exactement quand je dois reprendre. Pas besoin de regarder mon téléphone, pas besoin de chronométrer mentalement.

Bzls Save 1-A608CF05-6986-45BC-A275-9CE47660F508.png

Sur une séance de même durée qu'avant : presque 600 calories. Le double. Sans souffrir davantage, juste en étant organisé.

J'avais cherché exactement ce workflow depuis des mois. Je ne savais pas que c'était Bevel qui l'avait.

Et la meilleure choses, est que nous avons les exemples des exercices pour les entraînement.

Bzls Save 1-EE27E394-A948-4865-A6A9-FB1C13CDC411.png

Le sommeil, les allergies, et les effets que je n'anticipais pas

Je vais vous parler d'un truc un peu inattendu.

Je suis allergique au pollen. Chaque printemps, c'est la même histoire : yeux qui piquent, nez qui coule, fatigue chronique dès le réveil. Cette année, une horreur, depuis deux jours, depuis que j'utilise Bevel sérieusement, c'est... presque inexistant.

Je ne dis pas que Bevel guérit les allergies. Ce serait absurde. Mais il y a une corrélation que j'observe et que Bevel m'a aidé à comprendre : quand je dors suffisamment, que je mange correctement et que mon corps récupère bien, mon système immunitaire gère mieux. Et Bevel m'a aidé à mettre en place les conditions pour que ça arrive.

Concrètement : Bevel Intelligence me donne un horaire de retour au calme à 22h, couché à 22h30. Avant, je me couchais régulièrement entre 23h et 23h30. C'est une heure de moins de sommeil chaque nuit, ce qui, sur une semaine, représente 7 heures. Une nuit entière perdue.

,Aujourd'hui je me couche à 22h30. Je me sens mieux le matin. Je suis plus performant en séance, donc je récupère mieux. Je mange plus équilibré parce que Bevel me suit sur la nutrition. Tout est lié et c'est exactement l'intérêt d'un outil qui voit tout en même temps.

La nutrition : l'endroit où j'avais été le plus superficiel

Dans mon premier article, j'avais testé "l'ajout rapide de quelques plats" et conclu que c'était gadget. C'est probablement l'exemple parfait de mauvaise foi involontaire.

Le tracking nutritionnel de Bevel est sérieux. Photo IA qui reconnaît le plat, scan de code-barres, base de données de plusieurs millions d'aliments. Mais ce n'est pas là l'essentiel. Ce qui est puissant, c'est ce que Bevel fait avec ces données : il les connecte à votre récupération, à votre énergie, à vos performances en séance.

Depuis que je suis ce qu'il me dit de manger, je me sens mieux. Ce n'est pas une affirmation vague, c'est observable journée après journée. L'Energy Bank (la jauge d'énergie en temps réel) me montre comment mes repas rechargent ou drainent ma batterie. Pour quelqu'un qui n'avait jamais vraiment fait attention à la nutrition, c'est une révélation.

Bevel Intelligence n'est pas un chatbot

C'est l'erreur de cadrage que j'avais faite. Je l'avais évalué comme un chatbot, branché à une API ChatGPT, et en tant que chatbot, il était effectivement décevant. Mais ce n'est pas ce que c'est.

Bevel Intelligence (en version 3.0) est un coach qui a accès à l'ensemble de vos données en temps réel : sommeil, HRV, fréquence cardiaque au repos, nutrition, entraînements, journal, stress. Il crée des programmes personnalisés en fonction de votre situation spécifique, pas un programme générique "débutant muscu". Il vous donne des recommandations concrètes qui changent selon ce que votre corps fait réellement.

Ce qui m'a convaincu définitivement : les trois programmes qu'il m'a créés ne sont pas des templates. Ils correspondent exactement à ce que j'avais décrit de ma situation, de mes disponibilités, de mes objectifs. Et ils évoluent avec moi.

99€ à l'année : le calcul que je n'avais pas fait

Mon premier article critiquait le modèle économique. Je maintiens que la communication de Bevel sur ce point n'est pas toujours limpide. Mais le calcul a changé pour moi.

99€ à l'année, c'est 8,25€ par mois. Si Bevel me fait doubler mes calories brûlées en salle sur chaque séance, me fait dormir une heure de plus par nuit, et me donne un programme nutritionnel que je suis vraiment, combien ça vaudrait si c'était un coach humain ? Pas 8€ par mois, en tout cas.

Je ne dis pas que ça vaut le même prix pour tout le monde. Mais pour moi, aujourd'hui, avec ce que ça m'apporte concrètement, 99€ à l'année c'est comme si c'était gratuit.

Verdict

J'avais testé Bevel à 2% de ses capacités et rendu un verdict à 100% de confiance. C'est le genre d'erreur qu'on fait quand on confond rapidité et rigueur.

Bevel n'est pas une app santé avec un joli dashboard. C'est un système cohérent qui prend toutes vos données Apple Watch, les connecte entre elles, et vous donne des actions concrètes.

Ce qui m'a converti pour de bon, c'est le workflow en salle : programme sur la Watch, séries minutées, vibration de reprise. J'avais cherché ça pendant des mois. Mais les effets collatéraux, sommeil, énergie, nutrition, allergies en recul, sont au moins aussi importants.

Si vous avez une Apple Watch et que vous n'utilisez pas encore Bevel, posez-vous la question que je me suis posée il y a une semaine : est-ce que j'ai vraiment tout testé, ou j'ai juste jugé trop vite ?

Dans mon cas, la réponse était évidente.

Merci à Nicolas Le Louche et Lokan Sardari dont les contenus m'ont poussé à me redonner une vraie chance avec Bevel. Parfois on a besoin que quelqu'un d'autre croie assez fort en quelque chose pour qu'on accepte de s'y replonger sérieusement.